Le gîte du Moulin de la Cabatte       Tel:  0033.6.73.10.53.37

Historique

Le ruisseau de la Cabatte

Le Moulin de la Cabatte est construit sur le « ruisseau de la Cabatte », petit affluent de la Valouse (à peine 500 mètres de longueur) très pentu (12% en moyenne). Sa source, au lieu-dit « sous Violet », est une résurgence alimentée par les eaux du plateau karstique de Dingeat, d’où un débit abondant et régulier, été comme hiver.

Les moulins

carte de Cassini
carte de Cassini

    Ces caractéristiques en faisaient une source d’énergie intéressante, et de nombreux moulins, une bonne douzaine, ont été bâtis sur son cours depuis des temps très anciens,   comme en témoigne la carte de Cassini : moulins à grains ou à huile, scieries, battoirs, foules à chanvre…

 

 

 

 

Sur notre seule propriété, il y en avait 4 au milieu du 19ème siècle :

  • plan de 1857
    plan de 1857

    Les ruines du premier, appelé pour des raisons non élucidées « la maison du docteur », sont encore là

  • Le second, alimenté par le réservoir supérieur, servait de hangar à bois. Il a été démoli en 2011, au début des travaux de restauration
  • Il n’y a plus aucune trace du 3ème
  • Et c’est le 4ème qui est aujourd’hui baptisé « le Moulin de la Cabatte »

 

 

 

 

Les VUITTON, famille de meuniers

Le Moulin de la Cabatte est très ancien, on a retrouvé une tuile de 1723. Sa construction a été réalisée en plusieurs temps, il a été agrandi, remanié, d’où sa géométrie biscornue.

Son histoire rejoint celle des VUITTON, famille de meuniers de cette région du sud du Jura.

Sélection photos WürzburgEn 1802 (le 6 floréal de l’an X), Jean Baptiste VUITTON rachète à François Marie ALBERT et à son épouse Marie Thérèse CHRISTIN « les moulins de Chaléa ».

Il est né le 7 février 1759 au moulin de Bua, situé sur la paroisse de St Hymetière, fils de Humbert VUITTON et de Reine GENTELET. Son arrière-grand-père, Pierre VUITTON (1665-1708), était aussi ancêtre du fameux Louis VUITTON (1821-1892), malletier à Paris, lui-même né à Anchay, dans un moulin sur l’Ancheronne. Ce moulin est aujourd’hui ruiné.

 

En 1802, il s’installe donc à Chaléa avec sa femme Marie Françoise PAYOT et ses 6 enfants.

Son fils aîné, Jean Baptiste VUITTON (2) (1786-1865), lui succédera. C’est lui qui construira en 1818 le Moulin de la Platière sur la Valouse.

C’est sa descendante, Joëlle VUITTON-DUCHENE, qui est aujourd’hui propriétaire du Moulin de la Cabatte, et qui a mené à bien sa restauration en 2012-2013.

 

Le Moulin de la Cabatte au XXème siècle

Jules Vuitton devant l'huilerie
Jules Vuitton devant l’huilerie

Le Moulin de la Cabatte appartient à Jules VUITTON (1887-1951), le grand-père de Joëlle VUITTON-DUCHENE. Il est menuisier et a son atelier à l’étage du moulin. Les machines (scie à ruban, dégauchisseuse, raboteuse, toupie…) datent du début du siècle. Elles sont entraînées par des courroies et des poulies, tout cela actionné par la grande roue métallique  du moulin. Il y a aussi dans l’atelier plusieurs tours.

Le sous-sol est occupé par l’huilerie où sont pressées toutes les noix du village.

Son fils, Louis VUITTON, Directeur-fondateur du collège de St Trivier-de-Courtes qui porte son nom, pratique le travail du bois à ses moments de loisirs.

 Sélection photos Würzburg

 

Le Moulin de la Cabatte a fonctionné ainsi jusqu’à la fin des années 1970. L’atelier de menuiserie était encore opérationnel, actionné par la grande roue de 6,50m de diamètre.

l’huilerie

la meule
la meule

 

le pressoir
le pressoir de 1908

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l’état du moulin avant les travaux

le hangar à bois
le hangar à bois
le bassin réserve d'eau
le bassin réserve d’eau
la face arrière et l'entrée de l'huilerie
la face arrière et l’entrée de l’huilerie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sélection photos Würzburg

 

Le chantier de réhabilitation

Sélection photos WürzburgDes travaux sont à faire d’urgence, le toit menaçant de s’effondrer.

Joëlle VUITTON-DUCHENE décide de sauvegarder le moulin, témoin du passé de sa famille.

La question centrale est : quelle finalité trouver au bâtiment ? Garder l’atelier de menuiserie ? Mais pour quel usage ? En faire un musée ?

Elle décide de transformer l’atelier en une habitation moderne bien équipée, et de conserver en l’état l’huilerie pour une restauration ultérieure.

Elle s’adjoint les services de M MARONNIER, architecte spécialisé dans la restauration des bâtiments anciens, et du cabinet Garcia pour le suivi des travaux.

percement d'ouvertures en façade
percement d’ouvertures en façade

Le permis de construire est obtenu le 19 octobre 2010.

La Commune de Thoirette effectue avant le début du chantier les nécessaires travaux de voirie pour faciliter l’accès, et le raccordement des réseaux.

 

MM Adellon, Garcia, Maronnier et Joëlle Vuitton-Duchêne
MM Adellon, Garcia, Maronnier et Joëlle Vuitton-Duchêne
réfection du toit
réfection du toit

Les différents lots du chantier sont attribués à des artisans locaux qui feront tous un travail remarquable :
– terrassement : Famy
– maçonnerie : Adellon
– charpente et couverture : Thierry Rochet
– zinguerie : Bernard Rochet
– menuiserie : Stalder
– cloisons, peinture, isolation : David
– carrelage : Carrelages du Haut-Bugey
– plomberie, sanitaires : Bunod
– électricité, chauffage : Den’elec

aménagement des abords
aménagement des abords

 

 

 

 

 

 

Réception du chantier le 23 juillet 2013

29 juillet 2013 : MM Féaud et David, Joëlle Vuitton-Duchêne, MM Bunod, Bride et Maronnier
MM Féaud et David, Joëlle Vuitton-Duchêne, MM Bunod, Bride et Maronnier